La Masterclass Adaptation IP Coréenne en série est réalisée par la scénariste et réalisatrice Pauline Pinçon.
Disponible avec le pass PRO du Festival des Séries d’Asie
Samedi 5 septembre de 11h30 à 12h30
Salle Sautet – 50 places
La Hallyu ou la vague coréenne a profondément reconfiguré le paysage audiovisuel mondial.

Pour comprendre ce phénomène, les producteurs et diffuseurs occidentaux ont cherché à en capter l’essence en achetant des droits d’adaptation. Par ailleurs, Masterclass IP coréenne offre un éclairage sur ces dynamiques.
Des séries comme Squid Game, Itaewon Class ou Work Later, Drink Now ne sont plus de simples succès locaux. Ainsi, elles sont devenues des références culturelles globales, consommées et aimées bien au-delà de leurs frontières d’origine.
Les Américains ont été les premiers à franchir le pas avec des résultats probants. The Good Doctor, adaptation directe de la série coréenne du même nom, est devenu l’un des plus grands succès d’ABC depuis 2017, preuve qu’une IP coréenne bien adaptée peut cartonner sur un autre territoire.
La méthode ? Garder le concept central : un médecin autiste au quotient intellectuel exceptionnel, tout en effaçant le contexte culturel coréen pour le remplacer par des codes américains.
Dans le cadre de la Masterclass IP coréenne, ce type de choix est exactement ce que cet atelier explore. Adapter une IP coréenne ne se résume pas à transposer une histoire dans une autre langue. C’est un équilibre entre fidélité et réinvention. C’est entre le respect de l’œuvre et l’ancrage dans un nouveau territoire que le travail commence. Ce qui fonctionne à Séoul ne fonctionne pas forcément à Lyon, à Paris ou à Montréal. Comprendre pourquoi est déjà la moitié du travail.
Ce atelier propose une approche méthodologique de l’adaptation IP
Comment lire une œuvre originale au-delà de son intrigue, identifier ce qui est universel et ce qui est culturellement spécifique, construire des équivalences narratives plutôt que des traductions littérales, et défendre ses choix face aux ayants droit comme aux producteurs.
C’est en me lançant dans l’adaptation de Work Later, Drink Now que j’ai mesuré concrètement ces enjeux.
Identifier ce qui faisait l’ADN de la série, le rituel, la solidarité, le rapport à l’alcool comme liant social.
De plus, trouver l’équivalent français, ancré dans une culture bretonne et une génération bien précise.
Ce atelier s’appuie sur cette expérience pour proposer une méthode transposable à n’importe quelle IP coréenne.


